Si l'actualité est particuliÚrement calme pendant cette Coupe du Monde, , plusieurs interviews sortent. C'est au tour de Patrick Revelli de s'exprimer sur la situation de l'AS Saint-Etienne. Un long entretien accordé à But ASSE. Extraits.

Patrick REVELLI : "L'ASSE est lanterne rouge, en L2 ! C'est catastrophique. Si on en est là, c'est que depuis trois ans on est menés en bateau avec cette vente du club. J'ai l'impression que Bernard Caiazzo a tiré le frein à main, depuis longtemps. Il est aux Emirats. Il est loin de l'ASSE. Roland Romeyer est toujours sur place. Il dit qu'il est fatigué, déprimé, mais il est toujours aux commandes. S'il est vraiment malade, il devrait vendre et partir se reposer en Haute-Loire, au bon air. Il n'y a pas de pollution là-bas.

On recrute des joueurs libres depuis des annĂ©es, on prend des prĂȘtĂ©s. C'est ce qu'on a fait l'hiver dernier et cet Ă©tĂ©. Je ne vois pas comment on pourrait recruter de meilleurs joueurs cet hiver puisqu'on n'a pas d'argent.

Ce n'est pas la faute des coachs. Je ne leur jette pas la pierre. Les principaux fautifs, ce sont les gens Ă  la tĂȘte du club.

Laurent PAGANELLI - Patrick REVELLI - Maillot dedicace par St Etienne Pour Raymond DOMENECH - - 01.02.2009 - Lyon / Saint Etienne - 22e journee ligue 1
Photo : Jean Paul Thomas / Thomas Pictures / Icon Sport

Ils doivent vendre. Tout le monde pense la mĂȘme chose, tous ceux qui aiment l'ASSE. Je sais que des gens sont venus pour acheter, mais ils se sont retrouvĂ©s devant certaines personnes qui ne voulaient pas vendre parce qu'elles prĂ©fĂšrent encore tirer les ficelles. Aujourd'hui, c'est le bon moment pour partir. Il est temps qu'ils partent. Il faut que Messieurs Caiazzo et Romeyer le comprennent. Il y a un mois et demi de trĂȘve avec la Coupe du monde. C'est le bon timing. 

 Je n'ai pas compris pourquoi les actionnaires avaient fermĂ© la porte Ă  Markarian. C'est quelqu'un qui est au club, un partenaire, supporter, comme Desjoyaux ou Despinasse. L'idĂ©al, ce serait que ces gens lĂ  s'associent et de les voir arriver Ă  la tĂȘte du club. Mais j'ai peur qu'on ne se bouscule pas au portillon. 

Roland Romeyer doit arrĂȘter de s'accrocher parce que lĂ , il est en train de tuer le club. S'il l'aime autant qu'il le dit, qu'il rĂ©cupĂšre sa mise et laisse la place."