Les Verts ont terminé la phase aller avec un score décevant contre la lanterne rouge Bastia (2-2). Romain Molina s'est exprimé sur sa chaine youtube sur cette première partie de saison de la Ligue 2. Au rayon des déceptions, il classe l'ASSE et s'explique dans des propos tranchants. Voici ses dires.

"Dans les déceptions, on est obligé de parler de Saint-Étienne. Vous allez me dire qu’ils sont deuxièmes, mais si le Red Star gagne (ndlr : le match arrêté contre Bastia)… Vu le budget, vu les moyens, vu les ambitions, ce n’est pas normal.

Tu commences le championnat, tu écrases tout le monde. Tout le monde se dit que Sainté va rouler sur le championnat, et c’est normal. Les joueurs répondent bien, car il faut encore faire le boulot sur le terrain.

Et le problème de Saint-Étienne, c’est qu’ils ont donné confiance aux autres. Ils ont donné de l’espoir à leurs adversaires à cause de leurs failles défensives. Ils défendent très mal à la transition, parce qu’il y a de la suffisance, voire que certains mecs n’ont pas envie de jouer. Certains veulent juste se montrer.

On sait qu’il y a des volontés de départ de Stassin et de Davitashvili. D’ailleurs, Davitashvili termine très fort avant le mercato. La question, c’est : qu’est-ce qu’il va se passer cet hiver ?

"J'apprends en interne qu’on ne travaille que sur soi-même. On ne travaille quasiment pas l’adversaire." (Romain Molina sur l'ASSE)

Il y a des joueurs qui veulent encore partir, donc ça va être une période compliquée. Sainté va encore dépenser des millions. Rendez-vous compte qu’ils ont mis plus de 20 millions cet été, et 20 aussi l’année dernière. Il y a 40 ou 50 millions qui ont été dépensés.

Le chantier principal était la défense, et ils n’ont toujours pas réussi à en construire une avec autant d’argent dépensé. C’est quand même une prouesse. Les dirigeants continuent, le propriétaire continue de donner de l’argent, on se demande pourquoi.

Ne pas dominer les matchs à Geoffroy-Guichard avec tout ce que tu as investi, quand tu vois la misère économique des autres clubs, ce n’est pas normal.

Surtout que, vu le début de saison, tu te dis : oui, ils dominent. Même à un moment donné, je crois qu’ils font un nul, ils étaient largement au-dessus. Cette domination s’est étiolée au fil de la saison. Ils restent quand même au-dessus, mais il y a des failles.

Et j’apprends en interne qu’on ne travaille que sur soi-même. On ne travaille quasiment pas l’adversaire. Les adversaires, eux, travaillent les failles de Sainté. Et devinez quoi ? Des fois, ça marche."