"TROIS POINTS NOYÉS DANS DU VIN CHAUD"

« Mieux vaut une petite victoire qu’une grande promesse. » Proverbe moderne sans auteur

The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = -41 points
« Salut les Gamins. Bon, ça faisait un moment qu’on ne s’était pas parlĂ©, mais je vois qu’en mon absence, vous avez quand mĂȘme Ă  peu prĂšs pris soin de votre Micheline. Vous savez bien que je n’y connais rien au foot, mais ceux qui savent m’ont dit que samedi contre Nancy, c’était plutĂŽt moche. Qu’en gros, On n’a pas fait du beau, mais on a fait du « utile ». Et dans ce sport-lĂ , c’est souvent l’utile qui remplit la besace. Et moi, la besace y a que ça qui compte car je ne veux pas passer une nouvelle saison en L2, fait trop froid !!! 29 points en 15 matchs, on est presque aux 2 points/match qui sentent bon le retour en L1. Alors il s’agirait de ne pas lĂącher le rythme.

Salut les Groupies,

C’est enfin le retour de votre cowboy JossRandall aprĂšs un court intermĂšde (presqu’un mois quand mĂȘme, j’espĂšre que je vous ai manqué !! 😊), et pour cet #ASSEFCNL du 22 novembre. DisputĂ© dans un Chaudron amputĂ© mais toujours aussi bouillant (superbe tifo dans le Kop Nord), Ă  une tempĂ©rature Ă  se geler les noyaux, heureusement qu’il y avait le vin chaud pour se rĂ©chauffer l’ñme, car s’il n’avait fallu compter que sur la chaleur venant du jeu de nos Verts 
 Tiens d’ailleurs, mĂȘme si je risque un dĂ©lit d’initiĂ©, un conseil : pour le vin chaud, n’y allez jamais en dĂ©but de cuve, sinon vous aurez du vin-froid et vous serez obligĂ©s d’y retourner ! 😊

AprĂšs il y a toujours les deux maniĂšres de voir un match pareil. La premiĂšre, la pragmatique, l’optimiste, qui vise Ă  reconnaitre que si le jeu Ă©tait bancal, le rĂ©sultat tient debout (comme quoi, mĂȘme un tabouret cassĂ© peut supporter trois points). Et que si le football Ă©tait un art, on n’aurait probablement pas exposĂ© ce match au musĂ©e. Mais que lĂ  encore, trois points, c’est trois points, mĂȘme enveloppĂ©s dans du papier kraft. Pire mĂȘme, on pourrait presque se rĂ©jouir de voir notre ASSE sur le chemin de la rĂ©solution d’un de ses problĂšmes majeurs cette annĂ©e : des rĂ©sultats assez probants contre les « gros », mais cette fĂącheuse tendance contre les blocs bas (comme Paul & Florentin) des « petits » Ă  se faire prendre naĂŻvement comme une jouvencelle Ă  son premier bal de promo. PiĂšge Ă©vitĂ© contre Nancy.

Et puis il y a l’autre maniĂšre, celle qui consiste Ă  gratter un peu au-delĂ  du rĂ©sultat pur.

Et moi vous commencez à me connaütre 
 J’aime bien gratter.

Chapitre 1 : Le chat qui trop possĂšde a tendance Ă  ronronner

Moi j’ai deux chats, dont un qui Ă  force de bouffer est gros comme une dinde de NoĂ«l. Et bien j’ai remarquĂ© qu’il ronronnait de plus en plus.

La premiĂšre chose que je retiendrai de ce match, c’est que ça a beaucoup, beaucoup ronronnĂ©. Beaucoup de passes lentes, latĂ©rales voir en arriĂšre. Beaucoup de temps pris pour ressortir. Sans doute Ă©tait-ce une stratĂ©gie du Viking pour essayer de faire sortir un bloc extrĂȘmement bas. Sauf que voilĂ , si EIRIK_HORNELAND_ROVER trouve que le groupe ne progresse pas assez, lui aussi il ferait bien de progresser dans la façon d’aborder ce type d’équipes 
 Car Nancy n’est jamais sorti, et au final, ça donne un match plutĂŽt chiant, Ă  avoir la balle tout le temps pour ne pas en faire grand-chose (69% de possession : 2 tirs cadrĂ©s).

Le dogme de la sacrosainte possession. Ça le Viking il aime. Dans l’absolu, je pourrais aimer aussi, à condition que ça aboutisse à quelque chose. Et ce n’est pas la premiùre fois cette saison qu’on en fait le constat.

69 % de possession
 et pas une idĂ©e derriĂšre. C’est comme tenir le volant sans savoir conduire : au bout d’un moment, ça n’impressionne plus personne, et ça fatigue tout le monde.

On a cette impression malaisante qu’on garde le ballon comme un radin garde sa monnaie : sans jamais investir. Heureusement, cette fois-ci on a quand mĂȘme touchĂ© les intĂ©rĂȘts : trois points. Mais attention, quand Nancy revient Ă  2-1 tu n’es plus Ă  l’abri d’un but Ă  la con, d’un pĂ©no stupide en fin de match (et lĂ , on a eu de la veine d’avoir de la chance, car ça aurait pu se produire 
).

Avoir 69 % de possession pour faire si peu, c’est comme lire tout un livre et retenir juste la dĂ©dicace. Une fois encore, heureusement, la victoire Ă©tait en bas de page. Sinon aujourd’hui, on aurait un peu tous la gueule de bois, et ça n’aurait rien Ă  voir avec le vin chaud !

En rĂ©sumĂ©, on a peu trimballĂ© le ballon comme un sac de pommes de terre, mais on su le dĂ©poser deux fois au bon endroit. Et dans ce mĂ©tier-lĂ , l’esthĂ©tique compte moins que la livraison.
Mais ça reste pas super excitant Ă  voir, et si ça marche contre le 15Ăšme de L2 (une des Ă©quipes les plus faibles que j’ai vu cette annĂ©e dans le Chaudron), ça ne marchera assurĂ©ment pas contre tous les concurrents de L2.

D’ailleurs, je suis un peu d’accord avec le Viking, et je vais y revenir dans le chapitre deux : aprĂšs le deuxiĂšme but, l’équipe s’est arrĂȘtĂ©e de jouer avec sĂ©rieux, et le contenu collectif est devenu aussi dĂ©sert que l’estomac d’un fakir. Comme si c’était fait. Condescendance quand tu nous tiens 
.

Chapitre 2 : Une progression qui ne saute pas aux yeux

Vous avez vu, le Viking CAP_HORN(ELAND) n’était pas content en confĂ©rence de presse, oĂč il a pĂ©nĂ©trĂ© comme Ă  chaque fois dans le Saint des Saints comme tu entrerais chez la Vierge Marie avant d’avoir eu le temps de te dĂ©barrasser de tes pĂ©chĂ©s originaux. Et il fait un constat d’insuffisance qui ressemble comme deux gouttes d’eau Ă  bon nombre de ceux qu’il a dĂ©jĂ  fait depuis presqu’un an qu’il est lĂ .

Le silence qui succĂšde permet d’entendre craquer les pensĂ©es Ă  l’intĂ©rieur des crĂąnes.

Car sa critique contient intrinsĂšquement un constat d’échec, qui vaut aussi pour lui : son discours semble ne faire pas plus d’effet qu’un discours de Maire Ă  la fin d’un banquet. Et sa fameuse « culture de la gagne » qu’il espĂšre voir dans le jeu de son Ă©quipe semble ĂȘtre Ă  l’ASSE un peu comme le point G : tout le monde sait que ça existe mais personne ne sait exactement oĂč ça se trouve.

Donc oui, je suis d’accord avec toi, EIRIK, depuis le dĂ©but de saison, et mĂȘme depuis un an, ça ne progresse pas beaucoup, et la remarque vaut aussi et d’abord pour toi.

Donc oui, je suis d’accord avec toi, EIRIK : On ne progresse pas, mais on bombe quand mĂȘme le torse. Remarque, c’est pratique : comme ça, on voit mieux qu’il n’y a rien derriĂšre.

Revenons un peu un arriĂšre, par rapport Ă  nos productions de dĂ©but de saison, dans quel domaine l’équipe a rĂ©ellement progressé ? J’en vois peu.

On a un bon milieu de L2, sans aucun génie, notamment aucun vrai créateur de jeu, mais actif et assez régulier, avec une palme spéciale à JABERLIPOPPETTE.

On a un triangle dĂ©fensif axial (goal inclus) qui en tout cas samedi a fait un taf correct, bon niveau L2 lĂ  encore, mais pas bien plus. A noter toutefois que BERNIE_LE_DINGUE est le seul joueur de l’équipe Ă  savoir faire une passe de plus de 15 mĂštres qui arrive exactement au bon endroit. Ça fait peu.

Enfin on a une ligne offensive qui mĂȘme en l’absence de 9 de formation, arrive Ă  mettre deux buts au 15Ăšme de L2. Chouette. Le seul progrĂšs que je vois se situe chez CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR qui semble retrouver son niveau de l’annĂ©e de la remontĂ©e.

Peu de progrĂšs donc et en termes d’état d’esprit, on ne m’enlĂšvera pas de l’idĂ©e qu’il y a dans ce Groupe, ou en tout cas chez certains joueurs de l’ASSE, une forme de condescendance un rien prĂ©tentieuse. Rien n’est simple en L2, le classement serrĂ© du Top 3 au bout de 15 journĂ©es le prouve factuellement.

Ça n’engage Ă©videmment que moi, mais je pense que ce groupe se croit bon, mais il n’a pas encore compris que le talent, c’est comme le pain : si tu ne t’en occupes pas, ça durcit trĂšs vite.  Et que chez nos Verts 2025-2026, certains pensent avoir dĂ©jĂ  gravi la montagne
 sauf qu’ils sont encore au pied, en train de discuter avec les marmottes. Et je ne suis pas sĂ»r que les marmottes soient impressionnĂ©es. Certains jouent comme s’ils avaient un palmarĂšs long comme le bras
 alors qu’ils ont juste la manche relevĂ©e. Ça pose, ça parade, mais ça transpire finalement assez peu.

Et pour finir, lĂ  oĂč je n’hĂ©site pas Ă  affirmer que ça n’a pas progressĂ© (du tout) depuis un an, ce sont sur les postes de latĂ©raux. J’avais cru le problĂšme rĂ©glĂ© avec les investissements faits cet Ă©tĂ©. Je me suis lourdement trompĂ©.

Dans le match de samedi, comme sur pas mal de matchs cette saison, j’ai vu un coureur à pied et un danseur de Tango Argentin.

Alors en voilĂ  deux qui – peut-ĂȘtre faute Ă  l’absence rĂ©elle concurrence Ă  leur poste aussi – doivent probablement se penser indispensables et irremplaçables. Pourtant, chaque match prouve surtout qu’ils seraient remplaçables par des piquets de corner. Au moins, ça ne bouge pas pour rien.

Regardez Ă  nouveau la premiĂšre mi-temps, et comptez le nombre de passes vers l’avant rĂ©ussies par les deux. Simplement affreux.

La palme revient Ă  ANNAN_MA_SOEUR_ANNAN (je ne vois TOUJOURS rien venir). Je pense que ce garçon s’est simplement trompĂ© de sport, tellement son bagage technique tout comme son sens tactique sont aussi vides que le bagage scientifique d’un gardien de la paix. Et pourtant, quand je le vois faire cette prĂ©tentieuse talonnade arriĂšre pour redonner aux centraux (alors que, je le rĂ©pĂšte, qu’il n’a pas rĂ©ussi une seule passe vers l’avant mĂȘme Ă  5m devant lui !!) je me dis qu’il doit probablement se prendre malgrĂ© tout pour un avion de chasse
 sauf que lui, il ne dĂ©colle pas. Et quand t’en es encore Ă  rouler sur la piste, vaut mieux Ă©viter de jouer les pilotes de ligne.

Quant Ă  JOÃO_FERREIRA_ROCHER (toujours en reprĂ©sentation tĂȘte haute et port altier dans les SoirĂ©es de l’Ambassadeur de Geoffroy Guichard) je me surprends Ă  avoir un peu plus d’indulgence dĂ©placĂ©e, sans doute influencĂ© que je suis parce que j’avais vu sur ses trois premiers matchs en Verts, et en reconnaissant que samedi soir, il a au moins rĂ©ussi un dĂ©bordement et un trĂšs bon centre en premiĂšre mi-temps, et provoquĂ© le pĂ©no en deuxiĂšme. Contrairement Ă  son camarade de l’autre aile, avec lequel on n’arrivera Ă  rien Ă  mon avis, lui je pense que le problĂšme se situe entre des deux oreilles : le jour oĂč il aura compris dans quelle division il joue, et que sa grosse tĂȘte aura dĂ©gonflĂ©e, je pense que ça pourrait finir par faire le taf. Mais jusqu’ici, le JOAO il fait partie de ces joueurs qui confondent assurance et assurance-vie : ils pensent ĂȘtre couverts pour tout, mĂȘme pour leurs erreurs. Sauf que sur le terrain, les primes, on les paye cash. Et ça aurait encore pu nous couter chĂ©rot sur ce nouveau contrĂŽle absolument amĂ©ricain, le mĂȘme qu’il avait fait au RED STAR au bout de 50 secondes.

Conclusion : Micheline’s style

Oui en conclusion samedi soir, ce n’était pas du foot excitant ni spectaculaire, mais c’était une victoire. Et dans la vie, il faut savoir choisir ses prioritĂ©s.

Pour le projet remontĂ©e en Ligue 1, il est dĂ©sormais clair qu’il va falloir oublier complĂštement le projet « survol de la L2 car on a du pognon ». Selon comment tu utilises l’artiche, ça ne fonctionne pas comme ça.

Mais attention quand mĂȘme, c’était une bien faible Ă©quipe de Nancy. Il va s’agir d’ĂȘtre sĂ©rieux, tout le temps, pour la suite, et probablement appeler Papy Larry pour une rallonge de retouches Ă  l’AmĂšre Catho d’Hiver (ce qui est quand mĂȘme dingue quand tu as investi autant cet Ă©tĂ©), si on veut Ă©viter que la mĂ©canique remontĂ©e-L1, Ă  ce jour en place, ne se mette en deuxiĂšme partie de saison Ă  grincer comme un vĂ©lo de facteur rural dans une cĂŽte.